ARGENTINE/BP/GOB – L’Institut national des affaires indigènes (INAI) répudie absolument tous les actes de violence qui visent l’intégrité physique, psychologique, symbolique et institutionnelle des filles, des femmes et des diversités appartenant aux différentes communautés indigènes de notre pays, dans le respect des droits et des garanties consacrés aux peuples indigènes.

Depuis la récente couverture par les médias locaux et nationaux, la violence sexiste à l’encontre des femmes appartenant aux communautés indigènes de la province de Salta par les créoles a gagné en notoriété.

Le secteur des femmes et de la diversité indigène, qui fait partie de la direction de l’affirmation et des droits indigènes de l’INAI, a fait une déclaration sur ces événements et a immédiatement mis en œuvre le protocole établi pour être appliqué dans des situations de cette nature, en coordonnant les actions avec le ministère de la femme, du genre et de la diversité de la nation (MMGyD).

Ces événements dramatiques font référence aux témoignages des femmes du peuple Wichí qui ont dénoncé les abus sexuels et les viols commis par les « criollos » lors des chasses à l’homme. Les récits révèlent ce que l’on appelle le « chineo », une pratique aberrante menée par des groupes d’hommes qui se rendent dans la brousse et chassent littéralement les jeunes femmes et les jeunes filles, qu’ils courent, poursuivent, assomment et violent.

Il convient de mentionner que dans la localité de Pluma del Pato, située à 512 kilomètres de la capitale de la province de Salta, des incidents similaires ont également été signalés aux tribunaux. Il s’agit d’abus sexuels sur des filles et des jeunes femmes qui durent depuis longtemps et pour lesquels 29 plaintes ont prospéré devant les tribunaux.

Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas de pratiques culturelles, comme on le dit souvent. Il s’agit simplement de violations. C’est pourquoi le PROTOCOLE susmentionné a été activé dans le but d’accélérer le traitement des plaintes qui parviennent à l’INAI et d’apporter un soutien aux victimes indigènes. Ce protocole fait partie de la loi n° 26.485 sur la « protection intégrale pour prévenir, punir et éradiquer la violence à l’égard des femmes ». Le traité international 169 de l’OIT, dans son article 20 – point 3, paragraphe d), stipule que « …les travailleurs appartenant aux peuples autochtones, hommes et femmes, doivent bénéficier de l’égalité des chances et de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de protection contre le harcèlement sexuel… ».

De même, et compte tenu de la création du MINISTÈRE DE LA FEMME, DU GENRE ET DE LA DIVERSITÉ par le biais du décret n° 7/2019, modifiant la loi sur les ministères, en réponse à l’engagement pris par le gouvernement national de garantir les droits des femmes et des diversités contre toutes les formes de discrimination et de violence, et en vue de la construction d’une société plus égalitaire, l’INAI a créé, par le biais de la résolution 82/2020, le « DOMAINE DE LA FEMME ET DE LA DIVERSITÉ AUTOCHTONE ».

Source : Portal Oficial Argentina.gob.ar